Sur quoi se baser pour acheter sa TV ?

La norme UHD : A prendre en compte

L’ultra haute définition (UHD) n’est maintenant plus une nouveauté. Apparue en 2013 d’abord sur des modèles très chers, elle s’est rapidement généralisée sur tous les téléviseurs de plus de 40 pouces. Concrètement, l’UHD signifie que l’écran affiche son rendu sur plus de pixels qu’un écran Full HD. Là où on appelait souvent la HD du « 1080p » (en référence à sa résolution native de 1920 × 1080), on appelle souvent l’UHD la « 4K » (aussi en référence à sa résolution native de 4 096 × 2 160). Pour une utilisation avec un media center, nous vous conseillons d’opter pour un téléviseur 4K, car un ordinateur peut automatiquement s’adapter au nombre de pixels que celui-ci propose.

Attention : le terme UHD n’est ni un indicateur de qualité d’image, ni de performances du téléviseur. Un téléviseur 4K peut avoir une image floue, mal contrastée et un processeur trop lent, tenez-vous le pour dit.

Les écrans OLED : A voir

Les écrans OLED, par opposition aux écrans LCD, ne présentent pas de rétroéclairage. Ils offrent donc des niveaux de noirs très bas et des contrastes très élevés. Ont obtient donc un niveau de détails très élevé sur ce genre de TV et ce, dans tous les niveaux de luminosité, allant du noir le plus profond aux scènes les plus lumineuses. Si vous disposez d’un budget conséquent, je vous conseille de vous y pencher sérieusement.

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Les diodes dites « Quantum Dot » : Insuffisant

Ces diodes de rétroéclairages utilisées dans certains téléviseurs hauts de gamme sont censées augmenter le rendu des couleurs. Ce ne sont hélas souvent que des babioles marketing renommées à toutes les sauces : « Triluminos » chez Sony, « Quantum Display » chez LG, « Nano cristaux » chez Samsung. Même si elles apportent un petit plus en termes de rendu, ce n’est guère suffisant pour justifier l’achat d’un téléviseur haut de gamme avec cette technologie.

Le HDR : Hasardeux

Apparu en 2015, le HDR (High Dynamic Range) consiste à quantifier les informations de luminance et de colorimétrie sur un nombre de bits plus élevé dans la mémoire d’un téléviseur, garantissant une image beaucoup plus nuancée, notamment dans les zones de faible et forte luminosité. Le HDR a également une influence sur le niveau des couleurs. Malheureusement, cette technologie n’est à ce jour pas standardisée, ce qui veut dire que deux téléviseurs HDR ne rendront absolument pas le même résultat. C’est donc jouer à la roulette russe que se baser sur cette technologie en achetant un téléviseur.

L’UHD Premium, le SUHD, le Super UHD, la 4K-HDR : Bidon !

Pour rester concis, toutes ces appellations sont des termes marketing, destinés à vendre les modèles les plus hauts de gamme des constructeurs. Ils ne sont en aucun cas des gages d’une technologie embarquée qui soit bien définie ou réglementée. Même si des téléviseurs arborant ces labels auront une très grande qualité d’image, ce n’est pas forcément à cause de ces derniers, mais juste parce qu’ils sont hauts de gamme.

Un écran incurvé ? Non, merci !

L’apparition des écrans incurvés est assez cocasse, elle fait référence au temps où les constructeurs essayaient de vendre les tout nouveaux écrans UHD, tout en écoulant les modèles Full HD déjà en stock. Leur est alors venue l’idée de démarquer ces nouveaux écrans par la forme incurvée, en prétextant une meilleure immersion. Tout ceci est bien évidemment faux, bien au contraire. Il semblerait même que les reflets soient encore plus gênants sur de tels écrans.

La consommation électrique : Important

Compte tenu des tailles d’écran de plus en plus grandes et du temps moyen passé devant le téléviseur, il paraît légitime de prendre en compte la consommation électrique de l’appareil lors de son achat. Cependant, les informations fournies par les fabricants ne sont pas fiables. De gros efforts ont néanmoins été entrepris ces dernières années pour limiter la consommation. Vous trouverez sur le tableau ci-dessous les consommations électriques moyennes des téléviseurs de 32 et 42 pouces pour les années 2011, 2013, 2015 et 2016.

Source : UFC/Que Choisir

Le taux de contraste : Toujours faux

C’est un des arguments les plus vantés par les commerciaux, et de nombreux consommateurs pensent aussi en toute bonne foi que c’est un critère de qualité valable, du moins pour évaluer la qualité d’image d’un téléviseur. Rien n’est plus éloigné de la vérité. En réalité, les taux de contraste sont dépendants des réglages de couleur de l’image, et la plupart du temps, les chiffres affichés par les constructeurs sont soit faux, soit reflètent un réglage de la TV avec lequel le confort est loin d’être là (augmentation des contrastes des noirs, au détriment des autres couleurs par exemple).

Temps de réponse et rémanence des écrans LCD : Inutile

Bien que beaucoup moins utilisé qu’avec les écrans d’ordinateur, le temps de réponse est parfois fourni par les fabricants de téléviseurs. Or, ces valeurs communiquées sont soit fausses, soit non pertinentes pour justifier un achat.

100 Hz, 200 Hz, TruMotion, Motion Flow, Motion Plus : A voir

Ces noms, différents pour chaque marque, décrivent une technique censée rendre l’image plus fluide lors de la vision. Elle est très souvent annoncée comme un gage de qualité et surtout de confort. Attention cependant, car encore une fois, aucune norme n’encadre ces technologies, on y trouve donc de tout. Il n’en reste pas moins vrai que le rendu de l’image d’une TV est souvent plus fluide avec ces technologies.

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